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La Semliki et le Lac Edouard |
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Suite et fin de la lettre de Maman : |
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1958 : Voyage le long des Grands Lacs (suite) |
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Au Parc Albert (2) |
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« Tous ces incidents auraient pu avoir des conséquences sérieuses, mais je suis contente d’avoir, durant ma vie, fait tous ces voyages : Angola, Congo, Ouganda, Afrique du Sud et les Rhodésies, kilomètre par kilomètre, en train, mais surtout en voiture. J’apprécie d’avoir voyagé en bateau avec des escales. Maintenant on ne voit plus rien entre deux aérodromes. Je préférais encore les pistes africaines aux routes et autoroutes encombrées que nous connaissons. En Afrique, on était presque seul, et tout, ou presque tout, dépendait de soi-même. » |
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Fin du voyage, fin de l’histoire |
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« Il est grand temps que j’arrête ici l’évocation de mes souvenirs. Tout ce que j’ai écrit en 1993 manque d’envolée. Les mots ne viennent pas. L’humour et l’enthousiasme font défaut.
J’ai appris par une Européenne revenue du Kivu ne sont plus qu’amas de ruines. Cette splendide région est dévastée par les guerres tribales.»
Juin 1993 |
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Maman achève ici le récit de notre beau voyage : |
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« Le 28 août, nous étions de retour au Bugoye de Kisenyi. Nous avons pris une nouvelle route qui, de Katwe, par l’Ouganda, était plus directe, mais elle n’avait aucun intérêt touristique. Nous commencions à avoir une sérieuse envie de rentrer chez nous !
L’auto fut mise à la SEDEC avec engueulade de circonstance. Hélas, le travail fut aussi mal fait que la première fois. Le bouchon du tuyau d’huile de freins avait été mal vissé. Nous perdions l’huile petit à petit. J’ai dû rouler en première vitesse dans l’escarpement et je me suis retrouvée sans frein du tout, dans le même garage d’Albertville que lors de notre voyage aller. Mais cette fois, c’était plus grave qu’une lame de ressort cassée.
Nous n’avons plus eu de problème jusqu’à Jadotville. » |
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