|
Le monde est à ceux qui se donnent la peine de le changer |
|
Coups de cœur et coups de gueule |
|
COUP DE COEUR |
|
On croit souvent que les MGF (Mutilations Génitales Féminines) ne concernent que quelques peuplades arriérées. C’est bien plus grave, c’est répandu sur tous les continents. Il s’agit là de pratiques dégradantes d’ordre culturel et religieux, réduisant la femme à la merci de l’homme qui s’en assure ainsi toute propriété.
Les femmes et les fillettes ( ! ) qui les subissent ont souvent de graves problèmes de santé : hémorragie, infections pour ne citer que cela. Plus de 130 millions de femmes dans le monde ont subi des MGF et 2 millions de fillettes vivent sous cette menace. Ce qui m’horrifie, c’est que ce sont les femmes elles-mêmes qui mutilent leurs filles en croyant bien faire, pour perpétuer la tradition. "C’est un acte irréversible, cruel, inhumain et dégradant" (Amnesty International)
Et cela continue, malgré les interventions internationales. En 1993, la Conférence sur les Droits de l’homme a demandé l’élimination de toutes les formes de violence contre les femmes. En 2002, lors d’une session spéciale des Nations Unies sur les enfants, 259 pays se sont engagés à faire cesser les MGF avant 2010. (UNICEF) En 2003, le Protocole à la Charte Africaine a interdit toutes les pratiques traditionnelles néfastes. Le 6 février 2005 a eu lieu la Journée Internationale "Tolérance Zéro aux Mutilations Génitales Féminines".
De quoi s’agit-il ? Clitoridectomie, excision et infibulation exécutées avec couteaux, lames, ciseaux... Sans anesthésie ! Prétextes : virginité, fidélité, religion…
Le 21e siècle sera-t-il enfin le siècle de la femme ? Tchamoûka (mars 2005) |
|
Suite |
|
Haut |
|
<<< Pour m’écrire |

|
Cuisinière solaire Dans le milieu rural au Sénégal, se procurer du bois pour cuire les aliments est devenu un vrai problème, et contribue à la désertification du pays. Abdoulaye TOURÉ, directeur d’école, a eu l’idée en 1990 d’inventer une cuisinière qui utilise la lumière du soleil. Passant d’abord pour un fou, il a fini petit à petit par mettre au point un four qui cuit à plus de 200° et qui coûte environ 80 euros. Un foyer en aluminium , isolé dans une caisse avec des copeaux ou des résidus de paille et de coton, un couvercle en double vitrage qui capte les rayons + un panneau recouvert de papier argenté, il fallait y penser. Voir son interview Tchamoûka (mars 2005) |
|
Il y a 20 ans se produisait le plus grand désastre industriel de l’histoire. Dans la nuit du 2 au 3 décembre 1984, plus de 27 tonnes de gaz mortels s’échappaient de l’usine chimique Union Carbide de Bhopal, ville du centre de l’Inde. Environ 520 000 personnes furent exposées au gaz, 8000 personnes périrent dans les trois jours et plus de 20 000 en sont mortes à ce jour. Il meurt encore aujourd’hui 10 à 15 personnes par mois des suites de cette catastrophe. 120 000 personnes ont subi des dommages physiques irréversibles dont 50 000 ne sont plus en état de travailler. L’enquête a conclu à la responsabilité de l’industriel qui, pour améliorer la rentabilité de sa production, avait négligé l’entretien et la sécurité de l’usine. Les victimes qui ont été indemnisées ont reçu l’équivalent de 500 à 1000 euros pour un blessé, 1500 euros pour un mort… Et le site n’est toujours pas dépollué. Claudius (décembre 2004) |
|
COUP DE COEUR |
|
Ceci est une histoire de Noël. Une histoire vraie, de la Grande Guerre, relatée par Saint Angel dans le Télé Obs. Le soir du 24 décembre 1914, dans les tranchées du côté d’Ypres, après cinq mois de durs combats entre Allemands et Anglais, l’esprit de Noël a surgi. Du fond des tranchées a monté une chanson, « O Tannenbaum » d’un côté, « O Christmas Tree » de l’autre côté. Puis le 25, ce soldat allemand a brandi un sapin, les hommes sautaient hors des tranchées pour venir se serrer la main et partager leurs cigarettes et leurs confiseries. La trêve s’est prolongée jusqu’au 26. Mais l’état-major britannique, voulant à tout prix que cesse cette fraternisation, a fait tirer des obus sur la tranchée allemande... Saleté de guerre. Tchamoûka (décembre 2004) |